Je voulais faire un billet sur quelques résultats élémentaires (mais néanmoins fascinants) retrouvés dans La Géométrie de René Descartes.  Mais pourquoi, en effet, faire un billet, alors qu’on peut aller directement à la source ?  Il y a quelque chose de très gratifiant d’aller lire des éditions originales.  C’est instructif  et enrichissant (je ne suis pas le premier à le dire, ni le dernier à le recommander !)

Bien que La Géométrie n’ait été qu’un appendice au Discours de la Méthode, il reste un livre extrêmement important dans l’histoire des mathématiques.  C’est aussi un des plus anciens documents mathématiques écrits en français et dans une notation mathématique relativement proche de celle qu’on utilise aujourd’hui (mais dont les différences sont amusantes à relever).  Je ne crois pas qu’il s’agisse non plus d’un livre si difficile à lire (bien qu’à la fin, ça se corse).  Avant cette date, et avant Descartes, la notation utilisée ressemblait drôlement moins à celle que l’on connait aujourd’hui, et c’est sans parler de la langue.   Tout cela rend les choses particulièrement ardue lorsqu’on cherche des (fac-similés d’) éditions originales datant d’avant 1637.  Il faut donc se rabattre sur une traduction fidèle.

Sur Google Books vous retrouverez une édition intégrale plus récente (1886), mais elle manque le charme de la langue et de la notation de l’originale (1637) dont voici un extrait en haute résolution.  Bonne lecture.

Pour les intéressés, Dover Pubications l’offre à bas prix ici.  Ils offrent aussi Ars Magna de Girolamo Cardano et Isagoge Artem Analycitem de François Viète, traduits du latin.