La géométrie (et autres vieilleries…)

Je voulais faire un billet sur quelques résultats élémentaires (mais néanmoins fascinants) retrouvés dans La Géométrie de René Descartes. Mais pourquoi, en effet, faire un billet, alors qu’on peut aller directement à la source ? Il y a quelque chose de très gratifiant d’aller lire des éditions originales.  C’est instructif  et enrichissant (je ne suis pas le premier à le dire, ni le dernier à le recommander !)

Bien que La Géométrie n’ait été qu’un appendice au Discours de la Méthode, il reste un livre extrêmement important dans l’histoire des mathématiques. C’est aussi un des plus anciens documents mathématiques écrits en français et dans une notation mathématique relativement proche de celle qu’on utilise aujourd’hui (mais dont les différences sont amusantes à relever). Je ne crois pas qu’il s’agisse non plus d’un livre si difficile à lire (bien qu’à la fin, ça se corse). Avant cette date, et avant Descartes, la notation utilisée ressemblait drôlement moins à celle que l’on connait aujourd’hui, et c’est sans parler de la langue. Tout cela rend les choses particulièrement ardue lorsqu’on cherche des (fac-similés d’) éditions originales datant d’avant 1637. Il faut donc se rabattre sur une traduction fidèle.

Sur Google Books vous retrouverez une édition intégrale plus récente (1886), mais elle manque le charme de la langue et de la notation de l’originale (1637) dont voici un extrait en haute résolution. Bonne lecture.

Pour les intéressés, Dover Pubications l’offre à bas prix ici. Ils offrent aussi Ars Magna de Girolamo Cardano et Isagoge Artem Analycitem de François Viète, traduits du latin.

Petite leçon sur les mathématiques extraordinaires (bien cachées)

\(369\,119\)

Un nombre on ne peut plus quelconque, un nombre parmis tant d’autres, un nombre particulièrement inintéressant. Et pourtant, ce banal nombre impair à six chiffres, tout à fait quelconque et particulièrement inintéressant, est un nombre premier. Et la somme des nombres premiers inférieurs ou égaux à \(369\,119\) est \(5\,537\,154\,119\) … un nombre divisible par \(369\,119\) (sa factorisation étant \(7\times 2\,143 \times 369\, 119\)).

La leçon ? Il n’existe pas de nombre inintéressant (rappelez-vous aussi cette histoire).

Les mathématiques me fascinent. Comment sommes-nous tombés là-dessus ?

Référence : David Wells (1998), The Penguin Dictionary of Curious and Interesting Numbers

A Mathematician’s Lament

C’est un texte qui a beaucoup circulé dans la blogosphère et le milieu de l’enseignement des mathématiques en général. Il a été écrit par Paul Lockhart en 2002. Lockhart est un mathématicien au parcours peu ordinaire et qui a travaillé entre autre avec Ernst Strauss et Pál Erdős. Il enseigne depuis quelques années dans une école primaire de la région de Brooklyn.

Bonne lecture. Ça fait réfléchir.

Lockhart’s Lament

(via http://www.maa.org/devlin/devlin_03_08.html)