Le triangle de Pascal sous un autre angle…

Le triangle de Pascal sous un autre angle… un angle de 22,5°. Voici le triangle célèbre …

… étudié par Pascal au XVIIième siècle. Le triangle est déjà bien connu à ce moment-là et depuis longtemps, mais Pascal lui consacre un traité (Le triangle arithmétique, 1654) dans lequel il démontre 19 propriétés qui y sont associées. Cependant, une propriété remarquable lui échappe et on peut aujourd’hui se surprendre qu’il ait fallu plus de 200 ans afin de la découvrir. C’est Édouard Lucas qui, en 1876, fit la troublante découverte suivante en traçant les diagonales.

Apparaît sous les projecteurs, sortie de nulle part, la suite de Fibonacci ! (Applaudissements nourris)

Génial !

Fonction périodique

En quatrième secondaire, les élèves sont introduits aux fonctions périodiques de manière très large et générale. Ils apprennent entre autres ce qu’est une période, comment l’identifier et quoi faire avec. Ils reconnaissent des représentations graphiques de diverses de fonctions périodiques (mais sans étudier les règles) et, à partir du graphique, sont capables d’identifier certaines propriétés de ces fonctions. Les plus avantureux comprennent que si \(f\) est une fonction périodique de période \(p\), alors \[f(x_{0}) = f(x_{0} + np)\]pour tout \(n\in \mathbb{Z}\) et \(x_{0}\in \mathrm{dom}f\).

Mais tout cela est fait sans étudier une seule fonction périodique particulière (dont on connaîtrait la règle, par exemple), les fonctions trigonométriques étant au programme de cinquième secondaire. Les élèves de quatrième secondaire ayant cependant étudié la fonction partie entière (ou fonction plus grand entier inférieur ou égal à…, notée \([x]\)), je leur ai demandé de tracer la fonction suivante : \[f(x) = x-\left[x\right]\]

fonction très intéressante à tracer (allez-y !) et dont voici le graphique

Quelques élèves y sont parvenus. J’ai tracé ce graphique en classe lors de la correction du devoir. Et puis spontanément j’ai fait avec eux l’étude de cette fonction périodique, bien que cela n’était pas prévu dans la leçon. Et là, sans préavis, surgit la question qui tue : cette fonction possède-t-elle un maximum ? Quelle occasion en or de leur montrer ceci.

Mise en garde

On connait bien l’identité suivante \[\left(a+b\right)^{2}=a^{2}+2ab+b^{2}\]De cette identité, il est facile et rapide d’affirmer que l’expression\[a^{2}+3ab+b^{2}\]ne peut représenter un nombre carré. Or, ce n’est pas parce que l’expression précédente n’est pas un carré algébrique qu’elle ne peut représenter un nombre carré. Essayons\[a=7, \quad b=3\]On obtient\begin{align*}a^{2}+3ab+b^{2}&=7^{2}+3(7)(3)+3^{2}\\ \\ &=49+63+9 \\ \\ &=121 \\ \\ &=\left(11\right)^{2}\end{align*}Ah !

Référence : C. Stanley Ogilvy et John T. Anderson (1988), Excursions in number theory